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4/27/2008 Concerts prévus de SIM-KOOL3/17/2008 SIM-KOOLArtiste & Philosophe de Côte d'Ivoire
Un Artiste de prédilection, un concept philosophique, un talent, une référence, une carrière, un style.
A écouter en cliquant ICI 3/4/2008 CritiqueLisabuzz.com parle de DJIGI : Le Bassin Parisien c est fait une veritable spécialité des blogs extraordinaires. Autant dire que DJIGI ne déroge pas à la règle, tant Djigi, à force de posts plus géniaux les uns que les autres, y démontre chaque jour son intelligence redoutable et sa sensibilité supérieure. Un site à ne surtout pas manquer. signé http://blog.lisabuzz.com
1/9/2008 Discussion sur STAGE DE DANSE TRADITIONNELLE-DJEMBE à BAMAKO (MALI)
Citer STAGE DE DANSE TRADITIONNELLE-DJEMBE à BAMAKO (MALI) Plus d'infos sur : http://www.djigi.net/concerts_et_stages_111.htm 8/18/2007 FONDATION LISALISIPlus d'informations sur la fondation sur le site www.djigi.net et également faire un don en toute sécurité.
8/8/2007 Annuaire de DJIGI5/31/2007 Mobilisation pour les enfants au SénégalMobilisation pour arrêter qu'il y aille de plus en plus d'enfants dans les rues au Sénégal. Pour voir la pétition et la signer cliquez ICI 5/15/2007 Cartes de voeux gratuites (Tous thèmes)Si vous souhaitez envoyer des cartes de voeux à votre famille ou vos amis pour leur souhaiter anniversaire, mariage, naissance, etc .... Pour y accéder, cliquez ici 3/30/2007 Forum de discussion de Cheick Tidiane SeckMise en place d'un forum de discussion du musicien Cheick Tidiane Seck. Pour y accéder cliquez ici 3/18/2007 Junior SENGARD Le panafricanisteArtiste camerounais à découvrir sur le site de DJIGI et visionner aussi ses vidéos. 1/28/2007 JEANPY-WABLE-GYPSON1/10/2007 Livre d'or de DJIGINous vous invitons à mettre un commentaire dans le livre d'or du site DJIGI en cliquant ici 11/7/2006 Christian Dina Bollanga6/14/2006 Le griot ou le djeliLe griot ou le djeliDe l’espagnol « criardo » ou crieur public, le griot est étymologiquement un messager, un annonceur de nouvelles, bonnes ou mauvaises (baptêmes, mariages, fêtes, réunions, assemblées, décès, guerres). C’est aussi le troubadour qui avec son tam-tam sous le bras ou l’aisselle, porte un message de village en village, de bourgade en bourgade, de quartier en quartier. Ce Criardo, est présent en Afrique Subsaharienne, ou dans les contrées profondes des savanes, il remplace la radio, le téléphone ou la télévision. Il est le symbole de la culture de l’oralité, où tout se dit et se transmet par le verbe, car rien n’est écrit. Au Mali, nous préférons parler de djeli, qui signifie le sang. Le griot (femme ou homme) est le dépositaire de la tradition et de la mémoire collective, l’encyclopédie de l’histoire des peuples, le transmetteur des us et coutumes, bref, il est à la société ce que le sang est au corps. Il est donc le djeli, le sang. Le DjeliSoundiata, l’empereur mandingue, a dit à Kouroukan Fouca « Malinké, évitez de faire pleurer les djelis, soyez les yeux, les oreilles et la bouche du mandé » Le djeli (le sang) est par extrapolation le « nyamakala », celui qui n’a pas de totem ou d’interdit, il est un corps social tout particulier. Il est adulé parce que proche du pouvoir. Il est craint parce qu’il n’a pas d’interdits « le nyama), et il est le seul à pouvoir et devoir dire ce que pense le peuple, et ce que doit faire le roi. Il est le représentant d’un peuple qui ne peut rien dire. Il est enfin écouté parce qu’il connaît l’histoire et l’arbre généalogique de toutes les familles, et il peut à tout moment étaler leur gloire et leurs heures sombres sur la place publique. Le djeli est recherché parce qu’il est prolixe, qu’il maîtrise à souhait le verbe auquel il a le don de tordre le cou pour mieux moraliser, pour faire rire, pleurer ou rappeler à la conscience collective sa mission de défense de l’intégrité territoriale et son devoir de consolidation de l’unité et de la parenté. Le djeli parce qu’exempté d’interdits a le droit et souvent le devoir de mensonge, pour résoudre des liens d’amitié, de parenté ou même de mariage, car dit-on, le bon Dieu lui-même tolèrerait le mensonge en pareille circonstance. Le djeli est donc à ce titre un médiateur et un animateur social. N’est donc pas djeli qui veut l’être. On naît djeli et on meure djeli. On est djeli de père en fils et de grand-père à père, d’arrière grand-père à grand- père Le djeli a donc par essence une fonction sociale acquise et qui ne peut faire l’objet d’une adaptation ou adoption. Il est le lien indissociable entre l’être et l’esprit, entre l’homme et son histoire, entre la société et son sang vivificateur. Le djeli n’est pas oisif ni profiteur, c’est un homme qui travaille et consacre une partie de son temps aux taches sociales qui lui sont consacrées. Il peut être cultivateur, cordonnier, voire guerrier, comme les « Ton Ta Djons » qui portent le carquois derrière le chef de guerre. Il harangue les troupes, distribue les flèches et guerroie comme les autres. Le djeli est un miroir et la mémoire du peuple. L’artisteLe djeli se démarque du commun des mortels par la parole et aussi par son instrument, qui est le support de son message (djembé, n’goni, kora, flute, tamani, ect …) Il apprend à jouer de cet instrument dès son plus jeune » âge auprès de ses parents. Il finit par l’apprivoiser, le dompter afin qu’il devienne un compagnon fidèle et inséparable, un confident …Le djeli devient donc un musicien. A l’occasion il chante, vante les mérites du chef, du roi du prince, du peuple, évoque le passé, rappelle les gloires, les hauts faits … C’est un musicien qu’on sollicite très souvent pour les évènements heureux et malheureux. Le djeli est par essence un artiste, il possède l’art du parler, du verbe, l’art de jouer et de chanter. Dans la société traditionnelle, le djeli n’avait pas de rétribution fixe. Il était ainsi que sa famille à la charge du roi, du chef, qui est son noble, son maître et son logeur, c’est à dire son « Djatigui ». Chaque grande famille de guerriers ou de nobles avait son djeli. Le djeli familial était un confident, un relais entre les générations. C’est lui qui enseignait aux différents groupes d’enfants leur histoire et l’histoire de leurs ancêtres. On dit chez nous qu’une famille sans djeli est comme un arbre sans feuilles et un griot sans famille d’attache est comme un orphelin. Le djeli est fier d’être un djeli et le djatigui d’être le djatigui de son djeli ; les deux sont indissociables, inséparables et l’un ne vaut rien sans l’autre. Le djeli est repérable par son nom de famille : Kouyaté, Diabaté, Dramé, Niakaté, Soumano, Koïta … etc Il y a des djeli dans toutes les familles subsahariennes jusqu’à la lisière de l’Afrique Centrale. Les djelis ne se marient qu’entre eux afin de mieux garder le secret de leur savoir et de leur connaissance et pour mieux le transmettre. Le Djelya est une société secrète, un sacerdoce dont les seuls membres ont accès aux valeurs des cultes. Le secret ne doit donc pas transpirer, c’est pourquoi les djelis ont évité aux cours des siècles de se marier en dehors de leur cercle culturel. Le djeli moderneLe djeli n’est pas un mendiant, un quémandeur d’aumône et de charité sociale. Le djeli est un homme accompli avec une mission sociale propre et qui ne peut être exercée que par lui en raison de l’immensité de son savoir et de sa culture, de sa maîtrise de l’histoire et des hommes. Le djeli ne demandait jamais à son chef guerrier ni à son djatigui à manger ou à boire, ni à se loger ou à s’habiller. La société connaît elle-même ses devoirs et ses obligations vis à vis du djeli et lui apporte spontanément tout ce dont il peut avoir besoin, car la mission du djeli est permanente et spécifique et sa fonction est bénévole, volontaire, volontariste et désintéressée. Mais depuis la fin des trocs, depuis que l’école des blancs a permis aux hommes de partager les mêmes valeurs intellectuelles, les barrières sociales ont été suffisamment éliminées pour laisser la place à une égalité parfaite entre les ethnies. Et depuis le djelya a perdu de son sens, de sa valeur et de sa fonction sociale. Le djeli est désormais celui qui crie plus qu’il ne parle, ce mendiant qui vit de la parole, qui essaie de broder l’histoire généalogique d’une famille sans rien connaître de son djatigui, sans savoir qui furent ses ancêtres et de ce qu’ils firent … Le djeli n’est plus ce nom de famille qui faisait frémir les hommes de par la puissance de son verbe ; le djeli moderne, c’est le griot au sens français du terme et avec toute sa connotation péjorative. Aujourd’hui, tous ceux qui chantent ou qui jouent d’un instrument de musique sont considérés à tord comme des griots, mais il faut se départir de l’image de ce djeli des temps modernes qui arpente les rues en grand boubou brodé en quête de baptêmes ou de mariages pour chercher sa pitance. Le griot (djeli au Mali) reste et demeure un rempart, une forteresse que les vicissitudes du temps ne réussiront jamais à ébranler. Le djeli au Mali trouve sa bouée de sauvetage dans les racines de notre culture et c’est ce qui doit faire sa force avant tout. Voir la biographie de Abdoulaye Diabaté en cliquant ICI 5/4/2006 Diaou Kouyaté ... La griote moderne.Voir sa biographie et écouter sa musique en cliquant ICI
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